Chapitre 1 : De l’importance de la force et de l’agilitéA quoi peut-on reconnaître un assassin ? C’est une question à laquelle il est bien difficile de répondre. A première vue, rien ne permet de distinguer un assassin d’un homme ordinaire. De nos jours, chaque homme a une épée au côté, une massue à la main, un poignard dans sa botte ou un sort sur le bout des doigts.
Vous me direz que les choses sont ainsi justement parce qu’un assassin peut apparaître à tout moment au coin d’une rue. Peut-être … ou pas. En tous cas, tout individu est équipé comme s’il voulait attaquer son prochain.
Néanmoins, certains assassins sont repérables à la qualité de leurs armes. Ils partent souvent loin pour s’équiper des équipements les plus perfectionnés qui existent. Quand ils reviennent, leurs victimes sont incapables de leur résister et succombent.
Bien sûr, les assassins ne sont pas les seuls à avoir de telles armes, tout comme il arrive de croiser un tueur portant une lame émoussée et pourtant mortelle. Comment est-ce possible ? C’est simple. L’assassin-type dispose d’un force et d’une agilité impressionnantes. Attardons nous sur la première avant de passer à la seconde.
Pour qu’un coup puisse entraîner la mort, il faut qu’il soit porté avec suffisamment de force pour atteindre un organe vital. Il doit pouvoir briser les os, déchiqueter les chairs et fracasser les crânes. Cela explique que les assassins aient souvent une musculature non négligeable et entretenue avec soin.
Cet entretient est d’ailleurs très simple. Non, l’assassin ne passe pas des heures à soulever un lourd bout de bois pour parfaire ses muscles. Vous ne verrez jamais aucun d’eux s’occuper
uniquement de cela. Ils ont une technique bien plus efficace. Elle consiste à unir l’utile à l’agréable. Chaque coup porté en vue de donner la mort demande une dépense d’énergie, une contraction des muscles. Un assassin peut soulever son épée ou sa massue des centaines de fois par jour ! On peut comprendre que leur corps tout entier soit sculpté par leur art.
Mais est-ce suffisant pour devenir une parfaite machine à tuer ? Bien sûr que non. Un coup peut être puissant, s’il n’est pas porté rapidement, sans que la victime puisse le prévoir, il ne sert à rien. La victime le parera et aura peut-être même le temps de riposter avant que l’attaque de l’assassin ne soit achevée. Nous en venons donc à la seconde qualité essentielle pour faire un bon assassin : avoir une agilité hors du commun.
Un assassin est souple, rapide. Il a des gestes aussi fulgurants qu’imprévisibles. Si une attaque ne peut être anticipée, elle ne pourra pas non plus être évitée. Pour arriver à un résultat parfait, là aussi, il faut un bon entraînement. Il faut également une bonne connaissance de la façon de combattre de la future victime et, pour cela, savoir évaluer son niveau d’expérience au combat.
Un assassin a donc beaucoup de force, beaucoup d’agilité mais laquelle faut-il cultiver le plus ? Difficile à dire. Les avis divergent. Pour certains, il est plus important de frapper fort et, pour d’autres, c’est exactement l’inverse. Une tendance : les assassins s’attaquant à des personnes peu expérimentées privilégient souvent la force – leurs victimes étant peu rapides – alors que les assassins plus expérimentés développent leur agilité autant si pas plus que leur force afin de surprendre plus facilement leur victime.
Dans tous les cas, leur force et leur agilité leur permettent de multiplier leurs victimes, créant au fil du temps une aura de peur autour d’eux.